Il y a quelque part à l'intérieur de mon cerveau
Un endroit vide et blanc qui me fait peur
Et peur à ceux qui l'entrevoient
Ce n'est jamais le même regard, jamais les mêmes circonstances, rien n'est jamais répété d'aucune façon
Plus le témoin est proche du sujet, plus fidèle son affection, moins l'endroit lui semble familier
Je pensais, dans mon effrontée paresse, que la porte était refermée
Je pensais et les autres croyaient, ou faisaient bien semblant de croire, mais je ressens encore la crainte dans leurs yeux, la maladresse dans mes gestes et mes déplacements, le courant d'air qui me sépare de mon intégrité
de mon intégration
Tout ce qu'on ne comprend pas est horrible
Un, personne, cent mille
et cet endroit vide et froid
pas un endroit où fermer les yeux
ni tendre la main
un endroit où on ne rencontre rien
On fuit avant même d'entrer
20110108
20091217
Encore une histoire de monde
Le monde
est grand
c'est un ours
un ventre
c'est tout
le monde
La musique
on s'en fiche
est plus grande que le monde
une chanson
Pas de mots doux pour dire le monde
Le monde
est petit
riquiqui
de l'alcool
dans les cales
les indiens
sont vendus
Le cinéma
on s'en fiche
est plus réussi que le monde
un Leone
Pas de mots bêtes pour fuir le monde
Le monde
est quelconque
et débile
un désert
c'est assez
de monde
L'écriture
on s'en fiche
est autre que le monde
une erreur
est grand
c'est un ours
un ventre
c'est tout
le monde
La musique
on s'en fiche
est plus grande que le monde
une chanson
Pas de mots doux pour dire le monde
Le monde
est petit
riquiqui
de l'alcool
dans les cales
les indiens
sont vendus
Le cinéma
on s'en fiche
est plus réussi que le monde
un Leone
Pas de mots bêtes pour fuir le monde
Le monde
est quelconque
et débile
un désert
c'est assez
de monde
L'écriture
on s'en fiche
est autre que le monde
une erreur
Officielle (histoire)
Il a déposé les armes
Aux pieds du général
Qui ouvre sa main
Maintenant
Pour lui dire de tout perdre
Jusqu'à renaître esclave
Comme au sortir d'un mauvais rêve
Il hésite une seconde
Le général ferme sa main
La tente ne bouge plus
Pas même quand entre un cartographe
Avec des plans à valider
Son esprit est ailleurs
Impensable de revenir
Il hésite aussi une seconde
Le flou est beau, c'est un violeur
Un mirage
Un faux prince
On le jugera très suffisant
Étourdissant
Ils hésitent encore une seconde
Rien que pour voir
Notre héros génial
Avec le général
Trinquent à leur affection
Loin des trombes et rafales
Aux pieds du général
Qui ouvre sa main
Maintenant
Pour lui dire de tout perdre
Jusqu'à renaître esclave
Comme au sortir d'un mauvais rêve
Il hésite une seconde
Le général ferme sa main
La tente ne bouge plus
Pas même quand entre un cartographe
Avec des plans à valider
Son esprit est ailleurs
Impensable de revenir
Il hésite aussi une seconde
Le flou est beau, c'est un violeur
Un mirage
Un faux prince
On le jugera très suffisant
Étourdissant
Ils hésitent encore une seconde
Rien que pour voir
Notre héros génial
Avec le général
Trinquent à leur affection
Loin des trombes et rafales
20091113
num país de poetas que não lê poetas.
un monologue triste, triste...
la poésie est vraiment condamnée!
la solitude véridique
et tous ces mots que j'ai oubliés!
certains en font de l'ironie -
cet art du passé -
mais la poésie reste triste,
tellement triste -
j'ai du mal à l'oublier!
comme tous les événements tristes,
la poésie oubliée dans les verres,
la bière,
le monde qui finit bientôt,
la lecture qui apporte de l'angoisse,
l'angoisse elle-même, mon dieu!
à quoi bon en finir?
la poésie est vraiment condamnée!
la solitude véridique
et tous ces mots que j'ai oubliés!
certains en font de l'ironie -
cet art du passé -
mais la poésie reste triste,
tellement triste -
j'ai du mal à l'oublier!
comme tous les événements tristes,
la poésie oubliée dans les verres,
la bière,
le monde qui finit bientôt,
la lecture qui apporte de l'angoisse,
l'angoisse elle-même, mon dieu!
à quoi bon en finir?
20091104
Cuisine du monde
CUL. TURE. LUTTE
L’AVENTURE EST PARTOUT MAIS INDIANA JONES EST GRABATAIRE
Tournez la carte, le monde vous regarde
L'ARGENT FAIT FAIRE DES ÉCONOMIES
L'AFRIQUE EST UN PAYS CARRÉ
DE TRÈS PETITES UNITÉS
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
NOYONS LES PRÉSIDENTS
ARRÊTONS D'AVANCER
MANGEONS NOS DESCENDANCES
SANS-PAPIERS
NI-CONSCIENCE
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
CECI N'EST PAS UN SLOGAN
(HUMANITAIRE)
Tournez la carte, le monde vous regarde
L’AVENTURE EST PARTOUT MAIS INDIANA JONES EST GRABATAIRE
Tournez la carte, le monde vous regarde
L'ARGENT FAIT FAIRE DES ÉCONOMIES
L'AFRIQUE EST UN PAYS CARRÉ
DE TRÈS PETITES UNITÉS
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
NOYONS LES PRÉSIDENTS
ARRÊTONS D'AVANCER
MANGEONS NOS DESCENDANCES
SANS-PAPIERS
NI-CONSCIENCE
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
CECI N'EST PAS UN SLOGAN
(HUMANITAIRE)
Tournez la carte, le monde vous regarde
20091015
Ecrire (poème)
On écrit comme on pourrait défroisser une nappe
l'étendre au monde des cruautés
séchée du monde des cruautés
Un mot puis l'autre, puis l'ordre inverse
On corrige contre la paresse
on repasse pour les variétés
On écrit tripes qui dansent
faire danser d'autres tripes
On copie, on coupe, on colle
on décolle
On croit inventer le mouvement
encrer l'inaperçu
On écrit comme on ferait l'amour sans l'autre
mais pour l'autre
On écrit pour mouiller au monde des cruautés
l'étendre au monde des cruautés
séchée du monde des cruautés
Un mot puis l'autre, puis l'ordre inverse
On corrige contre la paresse
on repasse pour les variétés
On écrit tripes qui dansent
faire danser d'autres tripes
On copie, on coupe, on colle
on décolle
On croit inventer le mouvement
encrer l'inaperçu
On écrit comme on ferait l'amour sans l'autre
mais pour l'autre
On écrit pour mouiller au monde des cruautés
20090923
drummond de andrade.
je te perds de vue
comme je perds d'amour
chaque mot de mon discours
devant l'indicible
chaque mot d'amour
que je ne sais pas prononcer
chaque mot
on m'a dit de pénétrer -
oui, pénétrer -
comme une sourde dans
le royaume de mots
j'ai obéi.
comme je perds d'amour
chaque mot de mon discours
devant l'indicible
chaque mot d'amour
que je ne sais pas prononcer
chaque mot
on m'a dit de pénétrer -
oui, pénétrer -
comme une sourde dans
le royaume de mots
j'ai obéi.
Assinar:
Postagens (Atom)