un monologue triste, triste...
la poésie est vraiment condamnée!
la solitude véridique
et tous ces mots que j'ai oubliés!
certains en font de l'ironie -
cet art du passé -
mais la poésie reste triste,
tellement triste -
j'ai du mal à l'oublier!
comme tous les événements tristes,
la poésie oubliée dans les verres,
la bière,
le monde qui finit bientôt,
la lecture qui apporte de l'angoisse,
l'angoisse elle-même, mon dieu!
à quoi bon en finir?
20091113
20091104
Cuisine du monde
CUL. TURE. LUTTE
L’AVENTURE EST PARTOUT MAIS INDIANA JONES EST GRABATAIRE
Tournez la carte, le monde vous regarde
L'ARGENT FAIT FAIRE DES ÉCONOMIES
L'AFRIQUE EST UN PAYS CARRÉ
DE TRÈS PETITES UNITÉS
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
NOYONS LES PRÉSIDENTS
ARRÊTONS D'AVANCER
MANGEONS NOS DESCENDANCES
SANS-PAPIERS
NI-CONSCIENCE
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
CECI N'EST PAS UN SLOGAN
(HUMANITAIRE)
Tournez la carte, le monde vous regarde
L’AVENTURE EST PARTOUT MAIS INDIANA JONES EST GRABATAIRE
Tournez la carte, le monde vous regarde
L'ARGENT FAIT FAIRE DES ÉCONOMIES
L'AFRIQUE EST UN PAYS CARRÉ
DE TRÈS PETITES UNITÉS
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
NOYONS LES PRÉSIDENTS
ARRÊTONS D'AVANCER
MANGEONS NOS DESCENDANCES
SANS-PAPIERS
NI-CONSCIENCE
Tournez la carte, le monde vous regarde
CE QUI SUIT NE SERA PAS RÉPÉTÉ :
CECI N'EST PAS UN SLOGAN
(HUMANITAIRE)
Tournez la carte, le monde vous regarde
20091015
Ecrire (poème)
On écrit comme on pourrait défroisser une nappe
l'étendre au monde des cruautés
séchée du monde des cruautés
Un mot puis l'autre, puis l'ordre inverse
On corrige contre la paresse
on repasse pour les variétés
On écrit tripes qui dansent
faire danser d'autres tripes
On copie, on coupe, on colle
on décolle
On croit inventer le mouvement
encrer l'inaperçu
On écrit comme on ferait l'amour sans l'autre
mais pour l'autre
On écrit pour mouiller au monde des cruautés
l'étendre au monde des cruautés
séchée du monde des cruautés
Un mot puis l'autre, puis l'ordre inverse
On corrige contre la paresse
on repasse pour les variétés
On écrit tripes qui dansent
faire danser d'autres tripes
On copie, on coupe, on colle
on décolle
On croit inventer le mouvement
encrer l'inaperçu
On écrit comme on ferait l'amour sans l'autre
mais pour l'autre
On écrit pour mouiller au monde des cruautés
20090923
drummond de andrade.
je te perds de vue
comme je perds d'amour
chaque mot de mon discours
devant l'indicible
chaque mot d'amour
que je ne sais pas prononcer
chaque mot
on m'a dit de pénétrer -
oui, pénétrer -
comme une sourde dans
le royaume de mots
j'ai obéi.
comme je perds d'amour
chaque mot de mon discours
devant l'indicible
chaque mot d'amour
que je ne sais pas prononcer
chaque mot
on m'a dit de pénétrer -
oui, pénétrer -
comme une sourde dans
le royaume de mots
j'ai obéi.
20090815
in and out and baudelaire is all about.
parlons à la mode de baudelaire:
il est clair que le temps mange la vie
il est sûr comme la sûreté d'une guerre imminente
que paris est la ville qui bouffe
(même) les dernières miettes de nos sensations
(même) la beauté de notre franc épuisement
à quoi servent tous ces univers particulièrement
parallèles?
à quoi sert la confrontation de ces univers?
plus belle l'absence
plus beau ne rien dire:
baudelaire, je rêve d'un bon pourcentage
de ton lyrisme impossible.
il est clair que le temps mange la vie
il est sûr comme la sûreté d'une guerre imminente
que paris est la ville qui bouffe
(même) les dernières miettes de nos sensations
(même) la beauté de notre franc épuisement
à quoi servent tous ces univers particulièrement
parallèles?
à quoi sert la confrontation de ces univers?
plus belle l'absence
plus beau ne rien dire:
baudelaire, je rêve d'un bon pourcentage
de ton lyrisme impossible.
20090814
inner alexandre.
pleurer,
ah, comme j'aimerais pleurer!
pleurer appuyée sur une nostalgie*
bien plus grande que moi
une nostalgie qui n'est pas cette tristesse
absurde de chaque jour
ongle
cassé de mélancolie
j'ai tout perdu, j'ai presque tout perdu...
aujourd'hui
il ne me reste que la dévotion
et ce petit et intelligent chien
s'il vous plaît, madame, enlevez les pattes
s'il vous plaît, les pattes de votre chien
de sur la table, merci de votre
compréhension.
*saudade - du portugais, mot intraduisible.
ah, comme j'aimerais pleurer!
pleurer appuyée sur une nostalgie*
bien plus grande que moi
une nostalgie qui n'est pas cette tristesse
absurde de chaque jour
ongle
cassé de mélancolie
j'ai tout perdu, j'ai presque tout perdu...
aujourd'hui
il ne me reste que la dévotion
et ce petit et intelligent chien
s'il vous plaît, madame, enlevez les pattes
s'il vous plaît, les pattes de votre chien
de sur la table, merci de votre
compréhension.
*saudade - du portugais, mot intraduisible.
20090706
Jasmins
La poésie, camarade
C'est ce moment où tout semblait égal
J'aurais forgé en solitude
Dos au levant
Les rythmes que le monde pourrait m'envier
La poésie, ma mère
La dernière décrochée
À qui j'ai pensé en premier
Tes yeux flottaient si loin du coeur
Je ne pouvais plus les aimer
J'y pense encore
Quand je m'efforce de penser
La poésie, petite madeleine
Ma brésilienne de 16 ans
Apprentie, pas sérieuse
Mais plus sérieuse que ma guitare
Je te perds fiancée
Au cousin de l'amour
Je l'ai bien mérité
La poésie, fleur indigne
Je ne dirai rien du mal maudit d'adolescence
Je ne parlerai pas
La poésie, astre sauvage
Tu files, tu rends, tu massacres mon ventre
Alors que la vérité meure
Dans son déguisement d'erreur
Je l'enfiles pour l'expérience
Réveillé en sursaut par mon extrême violence
Je t'aime pour toujours
La poésie, mon double
Mon os mitoyen
Ma caresse impuissante
Ma suppliante fission
Je ne dirais jamais ton nom
Je t'aime pour toujours
La poésie, femme étrangère
Happée par les pores du monde
Attendue trépignant, exaucée à l'usure
Et devenue le jour suivant
L'or enclavé de mon futur
Je t'aime pour toujours
La poésie, camarade
Tu me traverses sans me voir
Tu me retiens sans m'effacer
Je ne suis plus miroir, mon histoire dévale
Je suis malade comme Sunnymoon
Je pleure des nuits de satiété
Je pleure pour vous, mes chers amours
Mes jasmins entêtés
Ma poésie, mes chers amours
C'est ce moment où tout semblait égal
J'aurais forgé en solitude
Dos au levant
Les rythmes que le monde pourrait m'envier
La poésie, ma mère
La dernière décrochée
À qui j'ai pensé en premier
Tes yeux flottaient si loin du coeur
Je ne pouvais plus les aimer
J'y pense encore
Quand je m'efforce de penser
La poésie, petite madeleine
Ma brésilienne de 16 ans
Apprentie, pas sérieuse
Mais plus sérieuse que ma guitare
Je te perds fiancée
Au cousin de l'amour
Je l'ai bien mérité
La poésie, fleur indigne
Je ne dirai rien du mal maudit d'adolescence
Je ne parlerai pas
La poésie, astre sauvage
Tu files, tu rends, tu massacres mon ventre
Alors que la vérité meure
Dans son déguisement d'erreur
Je l'enfiles pour l'expérience
Réveillé en sursaut par mon extrême violence
Je t'aime pour toujours
La poésie, mon double
Mon os mitoyen
Ma caresse impuissante
Ma suppliante fission
Je ne dirais jamais ton nom
Je t'aime pour toujours
La poésie, femme étrangère
Happée par les pores du monde
Attendue trépignant, exaucée à l'usure
Et devenue le jour suivant
L'or enclavé de mon futur
Je t'aime pour toujours
La poésie, camarade
Tu me traverses sans me voir
Tu me retiens sans m'effacer
Je ne suis plus miroir, mon histoire dévale
Je suis malade comme Sunnymoon
Je pleure des nuits de satiété
Je pleure pour vous, mes chers amours
Mes jasmins entêtés
Ma poésie, mes chers amours
Assinar:
Postagens (Atom)