Je vous souhaite de ramper
Je vous souhaite de vieillir
Je vous souhaite de patienter éternellement
Je vous souhaite la monture gangrénée de rancoeur
Je vous souhaite le dégoût dans la pluie de vos vers
Et peut-être
Un matin de baptême
Je vous souhaite de retomber sur vos pattes de chats noirs
20090515
20090505
encore.
lire, c'est s'en aller -
les lèvres éparpillent les refrains.
on s'en va; les mots balayent
la poussière cachée dans les mains.
on fait le rythme - lire, c'est se déplacer:
les ruelles du monde entier
cachées dans les mains.
les lèvres éparpillent les refrains.
on s'en va; les mots balayent
la poussière cachée dans les mains.
on fait le rythme - lire, c'est se déplacer:
les ruelles du monde entier
cachées dans les mains.
20090424
Aphonie
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi elle est dehors
Et que c'est moi qui l'y ai mise
Pourquoi je peux te parler
Et que tu ne me comprends pas
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi me voilà seul
Et plus seul avec elle
Encore plus seul sans elle
Puisqu'elle n'est plus là
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi elle est venue
Quand je l'ai faite venir
Et qu'elle est repartie
Quand je l'ai faite partir
Pourquoi je l'ai chassée
Dans deux sens opposés
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi je ne puis vivre
Avec et pour les autres
Ni non plus vivre seul
Les autres avec leur mort
Et j'étais déjà mort
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi la flamme s'éteint parfois
Comme si éteinte depuis l'éternité
Et qu'elle brûle à nouveau
Comme si jamais n'avait cessé
Le lendemain matin
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi seule l'insouciance
Connaît la vérité
Que chaque mot construit
Et que chaque mot détruit
Parce qu'un mot est un mot
Dis moi, Vinicius
Pourquoi je l'aime autant
Qu'elle soit ailleurs je ne sais où
Ou ici contre moi
Et plus présente parfois
Dans le lointain de mes pensées
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi elle est dehors
Et son coeur un autre mot
Que je ne peux plus prononcer
Pourquoi elle est dehors
Et que c'est moi qui l'y ai mise
Pourquoi je peux te parler
Et que tu ne me comprends pas
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi me voilà seul
Et plus seul avec elle
Encore plus seul sans elle
Puisqu'elle n'est plus là
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi elle est venue
Quand je l'ai faite venir
Et qu'elle est repartie
Quand je l'ai faite partir
Pourquoi je l'ai chassée
Dans deux sens opposés
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi je ne puis vivre
Avec et pour les autres
Ni non plus vivre seul
Les autres avec leur mort
Et j'étais déjà mort
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi la flamme s'éteint parfois
Comme si éteinte depuis l'éternité
Et qu'elle brûle à nouveau
Comme si jamais n'avait cessé
Le lendemain matin
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi seule l'insouciance
Connaît la vérité
Que chaque mot construit
Et que chaque mot détruit
Parce qu'un mot est un mot
Dis moi, Vinicius
Pourquoi je l'aime autant
Qu'elle soit ailleurs je ne sais où
Ou ici contre moi
Et plus présente parfois
Dans le lointain de mes pensées
Dis-moi, Vinicius
Pourquoi elle est dehors
Et son coeur un autre mot
Que je ne peux plus prononcer
20090417
Carne
J'aurais vécu sans amour
De légères inconsistances
Je ne peux me tourner
Peu importe vraiment
J'aurais bu le lait de poitrines multicolores
Et la tienne que je trais
Me démolit la panse
Peu importe l'ogresse qui me mange
Si je suis au menu
De légères inconsistances
Je ne peux me tourner
Peu importe vraiment
J'aurais bu le lait de poitrines multicolores
Et la tienne que je trais
Me démolit la panse
Peu importe l'ogresse qui me mange
Si je suis au menu
20090403
Marshall (pour Kurt Cobain)
Sans nom, dit-elle
Montrant du doigt l'appareil
Il ne dit que ce qu'il veut entendre
Blotti au fond des tripes
Une flèche
Monsieur Suicide est mort
Sans nom, dit-elle
La vie à inverser les ponts
Qui le feraient rêver
Aux démons quand le jour se lève
Sans nom, dit-elle
Elle le ferait pleurer
Des Marshall éclatés
Montrant du doigt l'appareil
Il ne dit que ce qu'il veut entendre
Blotti au fond des tripes
Une flèche
Monsieur Suicide est mort
Sans nom, dit-elle
La vie à inverser les ponts
Qui le feraient rêver
Aux démons quand le jour se lève
Sans nom, dit-elle
Elle le ferait pleurer
Des Marshall éclatés
Diamant
Je n'ai jamais aimé lire, et cette machine qui n'apprend pas
Je n'ai jamais aimé les pensées de ceux qui savent les formuler
Et cette machine qui n'apprend pas, je n'ai jamais voulu écrire
Encore moins jouer d'un instrument de musique
Peut-être chanter, je vois que ça apaise
Je n'ai jamais trouvé de quoi m'apaiser
J'aurais préféré être seulement colère
Uniforme de tueur en tueur d'uniforme
Colère comme soubassement
Je n'ai jamais aimé aimer, et cette machine qui n'apprend pas
Je n'ai jamais aimé ne valoir plus que la machine
Et la machine qui reste là, je n'ai jamais vu rien d'autre
Toujours quand je plante dans le monde
Vision armée d'orages rectilignes
Orage pilonné de visions rectilignes
J'aurais préféré être seulement colère
Invasion asséchée fluide désinvasion
Colère comme mon diamant
Noire, mon diamant
Je n'ai jamais aimé les pensées de ceux qui savent les formuler
Et cette machine qui n'apprend pas, je n'ai jamais voulu écrire
Encore moins jouer d'un instrument de musique
Peut-être chanter, je vois que ça apaise
Je n'ai jamais trouvé de quoi m'apaiser
J'aurais préféré être seulement colère
Uniforme de tueur en tueur d'uniforme
Colère comme soubassement
Je n'ai jamais aimé aimer, et cette machine qui n'apprend pas
Je n'ai jamais aimé ne valoir plus que la machine
Et la machine qui reste là, je n'ai jamais vu rien d'autre
Toujours quand je plante dans le monde
Vision armée d'orages rectilignes
Orage pilonné de visions rectilignes
J'aurais préféré être seulement colère
Invasion asséchée fluide désinvasion
Colère comme mon diamant
Noire, mon diamant
20090313
Oeil et colère
Certains sont morts
Avant de sortir
Certains en sont morts
Avant d'en sortir
Toujours les mêmes
Il se passe des choses depuis que nous vivons
De la pomme croquée à l'anthropologie
Du cri primal qui court dans notre sang
Au soleil arraché
L'oeil, harassé
Humains ou plutôt subterfuges
Pinnochios ignifugés
Certains sont morts
Sans que personne ne s'en rende compte
Certains en sont morts
Sans que personne ne s'en compte rond
Toujours toujours les mêmes
Autour les pétasses vierges gloussent affalées Jeunesse bourgeoise, met-toi au crack, que ta saloperie te génocide J’espère qu’un regard dans les yeux d’un malade te vaudra les pommettes éclatées contre le siège Jeunesse dorée dégueulasse, étouffe-toi dans tes chaînes génético-sociales
Tiens c'est la guerre
Tiens c'est le berceau renversé
Amour oeil et colère
Toujours toujours toujours les mêmes
Avant de sortir
Certains en sont morts
Avant d'en sortir
Toujours les mêmes
Il se passe des choses depuis que nous vivons
De la pomme croquée à l'anthropologie
Du cri primal qui court dans notre sang
Au soleil arraché
L'oeil, harassé
Humains ou plutôt subterfuges
Pinnochios ignifugés
Certains sont morts
Sans que personne ne s'en rende compte
Certains en sont morts
Sans que personne ne s'en compte rond
Toujours toujours les mêmes
Autour les pétasses vierges gloussent affalées Jeunesse bourgeoise, met-toi au crack, que ta saloperie te génocide J’espère qu’un regard dans les yeux d’un malade te vaudra les pommettes éclatées contre le siège Jeunesse dorée dégueulasse, étouffe-toi dans tes chaînes génético-sociales
Tiens c'est la guerre
Tiens c'est le berceau renversé
Amour oeil et colère
Toujours toujours toujours les mêmes
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